Le Collectif Antifasciste Rennais

En octobre 2007, avec la réapparition d’un activisme d’extrême-droite en Bretagne, le Collectif Antifasciste Rennais voit le jour. Aujourd’hui, il perdure pour ne pas laisser le champ libre à une extrême droite toujours présente et toujours aussi nocive.


Que faire face à la montée de l'extrême droite ?

Le Collectif a engagé un travail politique de fond en considérant que le fascisme n’émerge jamais par hasard. Le racisme, le sexisme ou encore l’homophobie sont présents et diffusés dans les classes sociales du pays par les dominants pour diviser le prolétariat, ce qui favorise le développement de l’extrême droite.

Le Collectif réunit des tendances de la gauche à partir de deux lignes politiques : l’antifascisme radical et l’anticapitalisme, ce qui permet de faire coexister les diverses composantes du mouvement social rennais : organisations politiques, syndicats, associations et individus, lesquels composent ce front de lutte uni dans sa diversité.

L’extrême droite tente encore et toujours de s’implanter en Europe et en France, au niveau international, au niveau national et au niveau local. Le Collectif nous permet d’agir localement à notre niveau afin d’espérer étendre le champ des luttes sur le terrain politique et social via d’autres organisations de gauche.

Quel est le rapport de force existant ?

Depuis la création du Collectif, la situation de l’extrême droite bretonne a énormément évolué. Ainsi, des organisations sont apparues, d’autres ont pratiquement disparu. Pourtant, il y a toujours des initiatives politiques menées par le FN, par quelques groupes intégristes comme Civitas et par quelques individus profitant de la publicité d’internet et du contexte politique (apéro saucisson-pinard, conférences du Bloc Identitaire ou d’Égalité & Réconciliation, sursauts d’Adsav, etc).

Actuellement, les initiatives politiques de l’extrême droite s’inscrivent dans un contexte global de crise de la société capitaliste. Et, il faut malheureusement constater que l’extrême droite gagne du terrain en cherchant à se dé-diaboliser. En France, le FN fait les yeux doux aux médias et parvient à diffuser plus largement ses idées, d’autres groupes essayent d’employer des méthodes similaires. En apparence, l’extrême droite devient fréquentable, sauf que ces groupes politiques ne doivent pas uniquement être critiqués au non d’un antiracisme moral (comme celui de SOS-Racisme).

Il faut de plus rappeler que les actions de l’extrême droite sont ponctuées par des actes extrêmement violents, que ce soit sur Lyon ou sur Paris et y compris sur Rennes. On pense aux agressions à Lyon et à Rennes au meurtre de Frédéric Bourget en août 2009 ou encore à la violente altercation devant le Fleurte Café en 2011.

Certains bastions réputés imprenables par l’extrême-droite sont durement attaqués, tel Toulouse, ce qui nous conforte dans l’idée qu’il faut lutter partout où nous le pouvons. Rappelons qu’à Toulouse, l’attaque d’un quartier populaire par des militants d’extrême-droite a failli coûter la vie à un étudiant chilien qui est resté deux jours dans le coma entre la vie et la mort.

Comment pouvons-nous contrer la banalisation des idées d'extrême droite ?

Le Collectif multiplie les initiatives et les événements festifs : manifestations, conférences, projections, organisation d’événements culturels, production et diffusion de documents d’information. L’extrême droite n’a pas des ressources culturelles aussi métissées et diversifiées que les nôtres. Nous devons montrer la richesse de la gauche et multiplier les démonstrations de solidarité.

Il convient de garder un œil sur les mouvements d’extrême droite. La lutte antifasciste ne se résume pas à des déclarations de principes, il est nécessaire de rester vigilant à tout instant pour combattre le raciste, le sexisme et l’homophobie au quotidien. Il nous faut garder à l’esprit que la lutte doit porter plus loin que sur l’antifascisme pour construire et entretenir une dynamique politique et sociale.


Ceux qui se reconnaissent dans ce texte peuvent venir lutter à nos côtés.

Le Collectif Antifasciste Rennais.